Selon Doug Anderson, vice-président principal chez Harris/Décima : « Notre sondage laisse entendre que ceux qui prêtent le plus attention au débat sur la “maladie hollandaise” sont ceux qui auraient le plus à perdre advenant un ralentissement de l’exploitation des sables bitumineux au profit d’autres secteurs de l’économie. En outre, aucune région ne semble particulièrement convaincue que l’exploitation des sables bitumineux nuit aux exportations dans d’autres secteurs de l’économie canadienne. »Selon Doug Anderson, vice-président principal chez Harris/Décima : « Notre sondage laisse entendre que ceux qui prêtent le plus attention au débat sur la “maladie hollandaise” sont ceux qui auraient le plus à perdre advenant un ralentissement de l’exploitation des sables bitumineux au profit d’autres secteurs de l’économie. En outre, aucune région ne semble particulièrement convaincue que l’exploitation des sables bitumineux nuit aux exportations dans d’autres secteurs de l’économie canadienne. »
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Près de la moitié des Canadiens disent être au courant des remarques formulées par le chef du NPD, Thomas Mulcair, au sujet des sables bitumineux et de l’économie canadienne. À l’échelle nationale, 44 % des répondants sont au courant des commentaires de Thomas Mulcair, mais le niveau de connaissance varie grandement d’un bout à l’autre du pays. Sous l’angle régional, c’est là où les sables bitumineux sont les plus exploités que les répondants sont plus au courant des commentaires formulés, ce qui semble indiquer que les régions qui auraient peut-être réservé un accueil plus favorable à ces remarques sont moins susceptibles d’avoir entendu le message. Les partisans du Parti conservateur sont plus susceptibles (53 %) que les partisans de tout autre parti d’être au courant des commentaires de Thomas Mulcair. Les hommes et les Canadiens plus âgés sont aussi beaucoup plus nombreux que les autres à être au courant de ces commentaires.
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Même s’ils sont pratiquement scindés en deux sur la question, les Canadiens sont plus nombreux à être en désaccord qu’en accord avec Thomas Mulcair — mais les opinions varient selon les régions. Les sondeurs ont lu la phrase suivante aux répondants : « Thomas Mulcair a laissé entendre que les sables bitumineux augmentent la valeur du dollar canadien, ce qui nuit à l’économie dans d’autres régions du pays, étant donné que les acheteurs n’ont plus les moyens de s’approvisionner autant auprès des fabricants canadiens. » La majorité des répondants de l’Alberta et des autres provinces des Prairies sont en désaccord avec Thomas Mulcair, alors que ceux du Québec et de la Colombie-Britannique sont les plus nombreux à être en accord avec lui. Il est intéressant de noter que les répondants de l’Ontario sont plus souvent en désaccord qu’en accord avec Thomas Mulcair.
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La plupart des partisans du Parti conservateur sont en désaccord avec ce point de vue, et la plupart des partisans du Parti vert le sont aussi. L’accord avec les commentaires de Thomas Mulcair reflète assez bien l’idéologie partisane : la majorité des partisans du NPD sont d’accord avec lui (55 %), tout comme 64 % des partisans du Bloc Québécois, alors que les partisans du Parti libéral sont assez partagés (48 % en accord et 44 % en désaccord). Le Parti vert est en fait le deuxième parti où les partisans sont plus susceptibles d’être en désaccord avec l’analyse de Thomas Mulcair (56 % en désaccord).
Chaque semaine, Harris/Décima sonde un peu plus de 1 000 Canadiens au moyen du téléVox, un sondage omnibus téléphonique effectué à l’échelle nationale. Les dernières données ont été recueillies du 17 au 20 mai 2012. La marge d’erreur d’un échantillon de cette taille est de 3,1 %, 19 fois sur 20.